Si l'union européenne veut demeurer un grand projet d'avenir, elle se doit de tenir compte de l'avis des peuples.

Après les NON hollandais et français, le non irlandais sonne le glas d'un traité de Lisbonne pour lequel Nicolas Sarkozy se sera personnellement très investi.
Ce non martèle une foi de plus que lorsque les peuples ont la parole, ils choisissent une autre Europe que cette Europe ultralibérale que l'on veut leur vendre.
Si la gauche souhaite donc tenir compte de la "vox populi", l'Europe a plus que jamais aujourd'hui, besoin d'un nouveau traité fondateur pour changer de cap et de nature.

Proposer de nouveaux modes de développement pour l'industrie et la consommation, maintenir des modes de financement solidaires (la sécurité sociales et les retraites par exemple), faire contribuer les profits financiers au développement social, penser le travail autrement qu'en variable d'ajustement des profits des multinationales, voilà autant de pistes sur lesquelles la gauche européenne doit dans son ensemble travailler, si elle veut devenir cette force nouvelle d'avenir capable de soulever la ferveur populaire.

Il est donc urgent pour la gauche en France, de travailler à autre chose qu'a la présidentielle de 2012! Qu'au bipartisme et à cette vie politique aseptisée des réalités que nous servent au quotidien les médias "officiels".

La seule alternative de la gauche si elle veut retrouver sa légitimité, est de travailler à un grand projet antilibéral de rassemblement politique. Un projet de rassemblement sur des bases neuves qui laisse loin derrière, l'Histoire partisane de la gauche et les écuries. Cette nouvelle façon de concevoir la gauche de notre pays, à aussi besoin d'un nouveau logiciel, d'un nouvel environnement.