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samedi 12 juillet 2008

Ca va être le moment de montrer sa GAUCHE

L’adoption du projet de loi sur la réforme du temps de travail en première lecture par l’Assemblée Nationale, ouvre la voie à l’une des plus lourdes régressions sociales mises en œuvre par ce gouvernement.

Celle-ci frappe par l’étendue des victimes.
Les cadres, qui pouvaient parfois s'imaginer protégés, sont en plein dans le collimateur. Jusqu'à présent, le maximum de jours de travail annuels pour les « forfaits jours » était de 218.
La réforme gouvernementale permet d'aller jusqu'à 282 jours en l’absence d’accord d’entreprise. Certes, un amendement fixe à 235 jours le nombre maximum de jours travaillés ..., mais il sera possible d’aller jusqu'à 282 jours si un tel accord le prévoit.

Sortons les calculettes. A quoi correspondent 235 jours de travail par an ?
365 jours moins 52 dimanches et samedis moins le premier mai et 25 jours de congés payés légaux (cinq semaines de cinq jours) font exactement… 235 jours. Cela veut tout simplement dire la suppression de tous les jours de RTT mais aussi de tous les jours fériés chômés et payés comme le 1er janvier, le 15 août ou le 14 juillet (25 jours par an !). Pour la durée maximale de 282 jours, cela correspond à 6 jours sur 7 travaillé, sauf le premier mai et les cinq semaines de congés légaux.
En bref cela revient à supprimer toute durée légale maximale de travail.
Sauf à remettre en cause la loi sur les cinq semaines de congés payés ou les conventions internationales qui reconnaissent le droit à un jour de repos hebdomadaire, il est impossible de travailler plus!! C'est dire le niveau de l'attaque !!

En consacrant ainsi la suprématie du contrat sur la loi, le gouvernement fait de la durée du travail l’un des principaux facteurs de la concurrence entre entreprises, Une entreprise pourra maintenant réduire les droits de ses salariés pour diminuer le coût de ses prestations! C'est tout simplement l'alignement sur le moins disant social.
La protection uniforme de la loi, seule manière d’assurer l’égalité des citoyens au travail, cède ainsi la place à un droit du travail « individualisé », atomisé, remplaçant les solidarités collectives par la concurrence de tous contre tous. La sacro sainte loi du marché!

Cette histoire ne se terminera pas avec l’adoption finale de la loi à la fin du mois. C’est un combat de longue ampleur qui se dessine. Il faudra l’apport des luttes sociales pour contraindre Sarkozy à revenir sur ces mesures et lui faire passer sa surdité provocatrice. Mais il faudra aussi l’apport spécifique du combat politique. Nous compterons à ce moment là, les voix de gauche!!!

mardi 1 juillet 2008

ET MAINTENANT...

Je m’étais accordé quelques temps pour risquer une analyse du dernier scrutin municipal et tracer ainsi, si cela est possible, quelques voies d’avenir. Je ne donnerai pas non plus ici trop de clés ; le sport favori de nos adversaires restant le copier coller.

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