Une certaine conception du sport
Par Pascal Goudy, lundi 21 juin 2010 à 09:46 :: Général :: #178 :: rss
Comment ne pas réagir à ce spectacle affligeant, à cette télé réalité que nous offrent les différents acteurs de la maison bleue aujourd’hui ?
Des joueurs, à l’encadrement, aux dirigeants nationaux, c’est un système qui implose.
Ce football business qui délaisse les valeurs qu’il devrait précisément transcender, nous démontre à quel point il est important que le football comme tout autre sport reste à sa place, celui d’un jeu vecteur de solidarité, de fraternité de tolérance et bien sur d’amitié.
L’équipe de France de foot est victime de cet antagonisme entre l’argent et le sport.
D’un côté un système public (délégation de service public) hérité du sport social et associatif (la Fédération Française de Football), cherchant à favorisé le football amateur en détectant dans nos campagnes les futurs talents et en se battant pour que l’argent des subventions publiques favorisent cette école de la vie. C’est l’école Aimé Jacquet et consort…
De l’autre ce football professionnel qui au chant des actions boursières et des intérêts des sponsors, abandonne peu à peu les raisons d’être de ce jeu pour lui substituer des valeurs mercantiles, appartenant à des hommes devenus les produits marketing de leurs agents, de leurs souteneurs de leurs actionnaires. C’est l’école Aulas président de l’olympique lyonnais (club coté en bourse) ect…
On voit bien ou va le débat... Certains présidents de club proposent déjà que l’encadrement de l’équipe de France soit professionnalisé, au sens privatisé du terme, c’est à dire dépendant financièrement et totalements des clubs professionnels. Comme ça ils n’auront plus à dépendre d’un Aimé Jacquet, d’un Roger Lemaire ou d’un... Raymond Domenech, nommée par une direction technique nationale, indépendante financièrement et leur imposant en plus une participation financière obligatoire...
S'il est évident que la FFF dans son organisation actuelle est incompétente, voir gangrènée par l'argent, ne jetons pas malgré tout le bébé avec l’eau du bain.
Si la FFF a besoin de transformations en profondeur, voir d'une révolution, c’est d’avantage dans le plus d’indépendance que dans le moins ! Dans une plus grande affirmation de son statut plutôt que dans le moins !
Ne nous trompons pas, la FFF reste malgré tout et grâce à son statut, le dernier rempart contre la toute puissance des lobbies professionnels.
Cette séparation des pouvoirs, cette délégation de service public, est indispensable pour nous émanciper des dérives du foofball business que nous subissons avec le plus grand ridicule aujourd'hui.
J'éspère que nos champions du monde de 1998 s'en feront les échos, car ils ont indubitablement les cartes en mains!

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